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Datation du Puits de Lascaux
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L'espace-temps de Lascaux
Datation et Ethnoastronomie Quand l'homme du 21ème siècle, veut avec un programme
informatique visualiser une carte du ciel pour voir un événement astronomique,
il doit donner les coordonnées géographiques du site permettant de l'observer
ainsi que le jour, l'heure, le mois et l'année. Les coordonnées géographiques
sont nécessaires car les azimuts des levers et couchers solaires sont dépendants
de la latitude et les heures dépendent de la longitude. A Lascaux prévision des couchers solsticiaux et connaissance des saisons Etant donné l'ensoleillement de la grotte de Lascaux le soir du
solstice d'été, nous pouvons supposer que cet événement
solaire a eu une importance pour les Paléolithiques, qui
auraient orné la grotte qui était sacralisée par le soleil.
Nous possédons donc trois éléments de datation : le jour , le mois, l'heure du coucher le tout défini par le soleil. Il nous manque l'année qui ne peut qu'être définie astronomiquement par l'association de la position solaire avec celles des constellations et des planètes. On peut donc à partir de l'entrée de la grotte, sachant sur quel point de l'horizon se produira l'événement solsticial, en suivant le pas du soleil couchant prévoir chaque année le moment d'éclairement de l'entrée du sanctuaire. Lorsque le soleil se couche devant l'entrée, on sait que c'est l'été. Venant de la gauche, arrivé à l'extrême de sa course, il repartira alors vers la gauche et ne pourra plus pénétrer "le ventre de la Terre-Mère" jusqu'à l'année suivante.
Démarche ethnoastronomique pour dater une oeuvre Pour qu'une oeuvre d'art préhistorique exprime le temps, elle
doit être liée avec le soleil lors des moments
remarquables de l'année. Deux sortes de coordonnées peuvent avoir été
mises en valeur ou être connues : L'azimut solaire déterminé permet à l'ethnoastronome de situer le moment de l'année et de la journée mis en valeur par l'artiste initié à la marche du temps en rapport avec le mouvement des corps célestes.
Datation d'un site A Lascaux, pour dater l'événement sacralisé par les Paléolithiques, il nous manque l'année, qui obligatoirement se situe dans une fourchette de temps définie par les archéologues.Avant la date écrite, seule la représentation du ciel étoilé, en un point déterminé de la terre, permettait de mémoriser le moment sacralisé. Le ciel étoilé étant sujet à deux mouvements apparents, c'est la comparaison de la position des étoiles avec la position du soleil lors d'un moment connu du cycle annuel, qui permet de dater une représentation du ciel. Donc, pour avoir une datation complète deux ensembles de coordonnées doivent avoir été mis en valeur ou représentés : d'abord celle de la position du soleil, et ensuite celles d'une ou de plusieurs constellations zodiacales. Il faut remarquer que si les étoiles sont présentes, obligatoirement le soleil est absent de la représentation. Ou alors il est représenté sur une autre partie de l'oeuvre. Il peut être défini par divers détails : par exemple la position de la lune, sa forme. Au paléolithique la saison pouvait être exprimée par la présence ou l'absence d'un animal, ou sa représentation lors de la période de la mue, ou du rut etc,.
Datation du Puits de Lascaux Au Valcamonica, en novembre 2000, nous avions communiqué notre hypothèse concernant cette oeuvre. Une représentation des constellations placées à l'époque Solutréenne dans la partie circumpolaire du ciel.Nous avions fait une recherche symbolique, rapprochant les figures de la "scène du Puits" de l'iconographie des symboles à travers l'antiquité. Cependant, notre hypothèse était basée sur les mesures que nous avions relevées dans le Puits, et plus particulièrement l'oiseau central perché sur un bâton qui est à 0° d'azimut géographique. Nous n'avions pas avancé de date, car en 2000, la position du ciel que nous avions définie était beaucoup plus ancienne (solutréenne) que les dates données alors par les différentes datations au Carbone 14, et qui étaient magdaléniennes.. Il nous semblait impossible de nous confronter avec la Communauté Scientifique. (La dernière datation ,18600 BP donnée en 2003, n'avait pas encore été découvertes.) De plus, cette hypothèse avait également été soutenue quelque temps auparavant par M.A. Rappengluck. Cependant, nous n'étions pas d'accord avec la représentation des constellations qu'il avait donnée. Il faut dire, que jamais il n'était rentré dans Lascaux : pas plus dans la Rotonde que dans le Puits. Il a monté sa carte du ciel à partir des dates récentes d'occupation magdalénienne de la grotte et la concordance des étoiles était différente de la nôtre. Nous pensons, qu'il est temps de révéler cette hypothèse de datation, afin que peut-être d'autres chercheurs se penchent sur cette énigme en utilisant l'ethnoastronomie, l'astronomie, ainsi que les indispensables connaissances des archéologues. Nous souhaitons que les détracteurs infirment notre hypothèse de façon scientifique, et pas seulement avec de vagues généralités. Notre hypothèse est basée sur des données astronomiques archaïques observables et mesurables par tous, ainsi que sur les découvertes archéologiques récentes nécessaires pour former un tout cohérent. Abandonnant les réflexions symboliques, (qui ne sont pas inutiles pour autant) nous allons faire notre démonstration uniquement avec un raisonnement simple: celui qu'aurait pu faire un observateur paléolithique, initié aux seuls mouvements observables des corps célestes. Cet observateur avait son ciel à admirer. L'homme du 21e siècle peut observer la carte du ciel correspondant à l'époque solutréenne. Si l'oeuvre est en harmonie avec le ciel d'une certaine année, tous les éléments d'une enquête passionnante sont inscrits sur la paroi du puits. Relevons les indices nous permettant de faire une hypothèse de datation. Situation du Puits et orientation de la lumière Ce n'est pas un puits situé en profondeur, mais le ressaut d'une
grande fissure verticale (diaclase) orientée est-ouest.
Actuellement on y accède par la partie la plus reculée de
l'Abside. Cependant, il semble presque certain qu'un passage ouvert à l'ouest
permettait d'y accéder. L'entrée de cette petite salle
aurait été colmatée après la fréquentation par les
Paléolithiques.
La "scène du Puits" Une paroi met en scène un ensemble d'animaux, tous peints au
cours de la même période. (Conversation personnelle
avec Renaud Sanson, réalisateur du fac-similé de la
"Scène du Puits", exposé au musée du Thot.) Ce qui ne veut pas dire que ces
peintures soient contemporaines de la Rotonde. Description des objets Mesurons les axes définis par les lignes droites que sont les bâtons, ou armes de jet.
1. Nous avons mesuré précisément sur le
terrain, en nous plaçant bien en face et au centre de la
figure, le bâton et l'oiseau qui s'y trouve perché : 0° d'azimut
géographique soit le nord. (trait rouge continu).
Ce bâton à 0° indique le nord géographique. Il est
l'axe central de la figure. Étant peint sur une paroi
verticale, il est en concordance avec l'axe du monde. Il indique la direction du
pôle et du zénith. Quelques observations concernant les animaux de cette Scène Toutefois, nous pouvons remarquer que le mouvement des animaux,
va de la droite vers la gauche tout comme le mouvement
des constellations qui tournent au-dessus du pôle. · Le petit oiseau regarde dans le sens du mouvement autour du pôle. Il est à mi hauteur, comme dans l'air, puisqu'il est perché sur son axe. Au-dessus se trouve sur le même axe la main doigts écartés de "l'homme-aigle". · L'homme oiseau semble tomber en arrière. Ses plumes apicales évidentes (rémiges primaires) qui pendant le vol assument l'aspect typique d'une main ouverte avec les doigts bien écartés indiquent un aigle, capable de voler en arrière lorsqu'il est en période de parade ou de rut (évident sur la Scène). Puisque la période de nidification est au printemps, on peut affirmer que le coucher équinoxial impliqué n'est pas celui du printemps. · Le bison blessé, lui aussi est tourné dans le sens du mouvement du ciel autour du pôle. Relations avec les constellations La partie centrale de la figure étant à 0° géographique, on peut
envisager de regarder le ciel de l'époque dans cette
direction.
Maintenant pour mieux visualiser la position du pôle à l'époque Solutréenne, regardons sur une carte du ciel, les constellations situées de part et d'autre de la constellation du Cygne.
Reprenons notre simple raisonnement
(que bien sûr nous avons étayé par des calculs). Représentation du ciel Solutréen une nuit d'automne à Lascaux
Les mesures d'archéoastronomie calculées pour ces époques
différentes font envisager une hypothèse d'ornementation
pour le Puits bien antérieure à celle de la Rotonde et du
Diverticule axial.
La scène du Puits de Lascaux
est en concordance
Terminé le 19 septembre 2006. |