Le "Zig-zag"
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ROLE SYMBOLIQUE DU POIGNARD ET DES INSTRUMENTS TRANCHANTS :
DECOUPAGE DU TEMPS ET DE L'ESPACE.

Dans la Vallée des Merveilles, nous avons mis en évidence l'utilisation de la pointe des poignards comme indicateur de direction de la lumière solaire L’orientation d’un poignard se mesure facilement en prenant l’axe de celui-ci. Dans son ouvrage " Apollon le couteau à la main ", Marcel Detienne, en 1998 a remis en scène le soleil et son couteau, vus par les différents auteurs de l’antiquité grecque. Dès l’avènement du métal, cette vision symbolique du soleil est tout à fait classique. Tout autant que celle beaucoup plus ancienne de la flèche pour la lune. Personnellement, nous choisissons celle d’Homère qui chante la divine Artémis  car en une phrase il nous montre la lune et ses flèches, puis le soleil et son glaive :

" Je chante la bruyante Artémis aux flèches d’or, la vierge vénérée, l’Archère qui des traits frappe les cerfs, la propre sœur d’Apollon au glaive d’or, celle qui, par les montagnes ombreuses et les pics battus par les vents, bande son arc d’or pur, toute à la joie de la chasse, et lance des flèches qui font gémir… "

D’ailleurs, dans le guide des Vallées des Merveilles et de Fontanalba, on voit le dieu soleil (Samash) sortant de la montagne son couteau à la main : (Professeur H. de Lumley et collaborateurs. Le Mont Bego. Guides archéologiques de la France. p. 95.)..

 

DESCRIPTION IMAGEE D’UNE ECLIPSE SOLAIRE dans la vallee des merveilles Lors d'un lever solaire EQUINOXial D’AUTOMNE.

Si une éclipse a été visible de la Vallée des Merveilles un matin d’automne au moment du lever du soleil à 90° d'azimut de relèvement, alors elle ne peut avoir été vue qu’ en altitude, en un lieu où la vue est dégagée à l’est. Il faut donc que l’observateur, présent avant le lever normal du soleil, soit tourné vers l’est pour observer ce phénomène.

Avec notre connaissance visuelle, soit des éclipses observées réellement, soit des représentations figurées par les différents journaux qui ont traité ce sujet, faisons un croquis rapide du spectacle tel que nous pouvons l’imaginer. Et aussi, tel que nous pourrions le faire avec un morceau de quartz et sur un support rocheux ! .Dans le bas d’une feuille de papier traçons une ligne qui représente de façon virtuelle, le niveau de la mer. Ce que nous allons observer se passera donc au-dessus de cette ligne.

1° Pour indiquer la direction que prendra le soleil en se levant en ce jour d’équinoxe, nous allons dessiner un poignard qui sera, pointe en haut, perpendiculaire à l’horizon.

2° Avec un cercle, placé bien au-dessus de l’horizon nous symbolisons le soleil. ( En zone IV, le soleil apparaît à l’horizon 10 minutes avant son lever au niveau de la mer. Il est donc levé depuis presque une heure quand il est 6 heures 46 TU)

3° Un cercle intérieur au premier, censé représenter la lune qui s'interpose entre le soleil et l’observateur.

4° La lune en ce jour équinoxial, entre le soleil et la terre, projette une ombre qui descend verticalement sur la terre.

5° Cette lune vient du sud et se dirige vers le nord. Une flèche, symbolisant son mouvement sera placée à droite des deux cercles.

6° Le soleil levant, occulté par la lune au fur et à mesure de son ascension, dans son mouvement de montée laisse paraître de chaque coté des faisceaux lumineux qui descendent vers la terre. On peut facilement les représenter en forme de zig-zag pour expliquer leur impact vers l’horizon.

7° Du côté sud, d’où vient la lune, une forme lumineuse, appelée protubérance en arche forme comme une anse.

8° Au-dessus du soleil, représentons le ciel. Douze cases représentent traditionnellement les douze maisons du ciel.

9° Au-dessous du soleil, représentons l’espace terre. Si nous acceptons la représentation réticulée traditionnelle, le nombre de quarante cases hautement symbolique de l’espace terre, complète un ensemble de figures qui nous rapprocherons de celle très connue du " dieu aux bras en zig-zag ".

Très importante sur le site par la richesse de son iconographie, parmi les plus hautes en altitude (2470 mètres), cette roche gravée est remarquable par la spécificité de ses mesures en relation avec les axes des points cardinaux.

Distante de 37,5 km (s) de l'observatoire de Nice, elle a une latitude nord de 44°04'01.7" et une longitude est de 7° 26' .02.1". La partie que l’on dit anthropomorphisée mesure 540 mm sur 295 mm. Son azimut est de 90°/nord précisément, (donc à l'est parfait) ainsi que les poignards verticaux qui se trouvent près de la tête et en dessous du réticulé qu'il surmonte. Deux poignards, à lame assez courte par rapport au manche, sont placés en parallèle l'un l'autre, et perpendiculaire au corps de l'anthropomorphe à hauteur de sa tête. Ils ont exactement 180° d'azimut. La flèche pointe le 0°, soit le nord. Diverses autres gravures entourent celles que nous venons de décrire. Le pendage de la roche est de 24° ouest.

Sur le site, l'iconographie de la roche nous permet donc de pressentir l’hypothèse de la représentation graphique d’une éclipse. Les mesures azimutales des gravures de cette roche sont en correspondance avec un tel phénomène ayant eu lieu un matin d’automne, et visible en ce lieu.

Encore faut-il, que cet événement extrêmement rare ait existé au cours de la période de l’âge du Bronze, datée par les archéologues. !

La fourchette de temps d’occupation du site (-2400 à –1700), pour trouver un tel événement qui est extrêmement rare le jour de l'automne, est quasi impossible à combler si on le considère placé au levant du ciel des Merveilles, c'est-à-dire au lever du soleil sur le site. Nous avons trouvé correspondant parfaitement à la date de départ du site donnée par les archéologues le premier matin qui a suivi l'équinoxe d'automne -1718 (jour julien : 1094205,7049).

Plan des gravures de la roche du "dieu aux bras en zig-zag" réalisé par les archéologues de l'équipe du Professeur de Lumley. A droite, croquis des constellations autour de l'éclipse du 10 octobre -1718.

ECLIPSE DU 10 OCTOBRE – 1718 AU LEVER DU SOLEIL.

L'équinoxe d'automne -1718, qui avait eut lieu à 21 heures exactement, a été marqué par une éclipse de soleil au premier matin de ce jour où le soleil commençait sa descente dans l'hémisphère sud. Soit le 10 octobre -1718 ou 30 Veadar, qui était le dernier jour de ce mois de l'année embolismique 2044. Le mois Veadar étant un mois que l'on ajoute au cours des années embolismiques qui comprennent 13 mois au lieu de 12 afin de caler le calendrier. Chez les hébreux, le lendemain était le jour 1 de Nissan. Il existait donc dans ce calendrier de l'époque, une particularité remarquable à cette date.

Cette éclipse a très bien pu marquer non seulement la fin d'occupation du site des Merveilles par les prêtres astronomes et graveurs mais aussi la fin de la civilisation du Taureau.

Notre travail a été présenté à l’observatoire de Strasbourg, pour que les membre de l’association " Astronomie et Sciences Humaine" puissent vérifier nos calculs. Ceux-ci, nous on demandé de prouver la visibilité de l’éclipse en ce lieu, par une photo de la pleine lune équinoxiale (lune des moissons), au-dessus de la roche du " dieu au bras en zig-zag ".Voici, celle de l’année 1998. Cette lune avait la même position que lors de l'éclipse solaire.

 


Crédit Photo François Gilson.

 

 

LA PRECESSION DES EQUINOXES observée au bego.

Au cours du Chalcolithique, le soleil printanier s'est levé en compagnie de la constellation du Taureau. Puis la précession des équinoxes a entraîné le point vernal dans la constellation du Bélier. Pour marquer la fin de cette ère, et avoir un point de repère dans le temps, les prêtres astronomes ont dû attendre un phénomène céleste, suffisamment important et visible par toutes les civilisations adoratrices du Taureau. Celles-ci devaient abandonner ce dieu, et le remplacer par celui du Bélier.

C'est dans la Vallée des Merveilles que cet événement a été inscrit dans la pierre pour l'éternité car c'est uniquement en ce lieu qu'à l'est le soleil ne s'est pas levé le premier jour de l'automne. Ici, se trouvent réunies toutes les données d'une véritable datation : année, mois, jour et heure. La roche gravée de "l'Anthropomorphe aux bras en zigzag" est la gravure souvenir de cet événement astronomique unique, qui n'a plus jamais eu lieu sur le site lors d'une date équinoxiale, au lever du soleil, à l'est.

De plus, cet événement avait lieu au moment où le point vernal quittait la constellation du Taureau. C'est donc ici également, que le dieu Taureau pouvait être sacrifié. La roche du " chef de tribu " est le mémorial de ce sacrifice.

Les gravures que l'on observe autour de ce graphique que nous disons représentatif d'une éclipse, sont les constellations, restées brillantes, au fur et à mesure du basculement vers l'est de notre terre. La lumière éblouissante habituelle du soleil ne les a pas éteinte sitôt l'horizon dépassé. Ainsi, la coupe, le corbeau, le sextant (non actuel) en bas. Céphée, parfaitement reconnaissable, le Bouvier, le Lion, sont restées visibles et ont été représentées sur la roche, par les astronomes de Mont Bego.

Ce phénomène est d'autant plus extraordinaire, qu'il a été suivi à l'équinoxe suivant, c'est-à-dire le jour du printemps, à midi, d'une éclipse solaire totale. Cette éclipse printanière faisant réapparaître l'astre du jour précisément sur le méridien du lieu et ainsi démarrer le comput soli-lunaire d’un nouveau temps quand le soleil entre dans la constellation du Bélier. Cet événement devait permettre aux civilisations du bassin Méditerranéen, de commencer la nouvelle ère du Bélier.

Par exemple, en Egypte, on est sous la 11eme dynastie. Le dieu Amon à tète de Bélier passe au premier plan. Le nom des rois se transforme en mettant Amon en tête sous le pharaon Amenemhet 1er.

 

CONCLUSION

Il a fallu que des événements servant de médias soient visibles par la plupart des peuples méditerranéens, pour permettre de finir le vieux temps du dieu Taureau, et commencer le temps nouveau du dieu Bélier. De plus, il semble nécessaire qu'une mémoire, sorte de "table de la loi" soit conservée pour les temps à venir en un lieu protégé, donc inaccessible pour la plupart des hommes. Ce moment aussi bien que ce lieu devaient être prévus et préparés.

C'est la conjonction soleil lune qui permet de caler le temps avec précision. Il fallait également en conserver la trace pour les générations à venir. C'est donc ici, dans la Vallée des Merveilles, que peut-être l'an nouveau a commencé au printemps de l'an - 1717, avant d'être adopté par l'ensemble des civilisations du Bassin méditerranéen. C'est ici, qu’aurait pris fin la civilisation du Taureau et que celle du Bélier a vu le jour.

L'Europe scientifique de l'an 2000, celle qui fête la Pâque au printemps, aurait commencé à vivre au cœur des Merveilles, il y a quarante siècles car les prêtres astronomes du Bego, grâce à leurs observations scientifiques et minutieuses ont réussi à maîtriser la connaissance du temps.

Dans la Vallée des Merveilles, se trouve la plus ancienne représentation dans le monde, d'une éclipse solaire datée!