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Vallée des Merveilles
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Dans les
Alpes Méridionales, à mi distance de Saint Martin Vésubie et de Tende, le
sommet du mont Bego (2872 m) au sein du Mercantour, domine de hautes
vallées parallèles, orientées du sud au nord, s'élevant entre 2000 et 2700
mètres. Depuis une trentaine d’années, l’équipe d’archéologues
du Professeur H. de Lumley, œuvre au relevé et à l’étude de ce patrimoine
de l’humanité. Datation Relative du Site de la Vallée Des MerveillesC’est le style des armes gravées qui a permis aux archéologues, de borner l'époque de réalisation des gravures protohistoriques par le Chalcolithique et l'âge du Bronze ancien, soit entre 2400 et 1700 avant J.-C.Cette datation, est issue de l’archéologie descriptive basée sur l’observation
d’un certain nombre d’objets, trouvés en compagnie d’autres. Une
association typologique de ces objets a été faite en s’appuyant sur les
synchronismes établis entre les pays du Bassin méditerranéen et ceux de l’Europe.
Des séquences chronologiques sont nées de ces différents travaux, permettant
la datation relative des sites protohistoriques. Grâce à des méthodes de plus
en plus sophistiquées (datation absolue : dendrochronologie, C14,
etc.) des étapes de plus en plus courtes et détaillées sont distinguées
permettant de classer dans le temps les changements de la vie de l’homme suite
à ses découvertes.
Roches étudiées:
Étude en cours :, La Date Donnée de la Vallée Des Merveilles Un événement céleste d’une importance primordiale a eu lieu au cours de l’âge du Bronze Ancien.Les graveurs du mont Bego ont reproduit dans la pierre de la roche dénommée "le dieu aux bras en zig-zag", le ciel tel qu’il était lors d'un moment clef du calcul du temps. Nous avons pu, en mesurant sur le terrain l’azimut des gravures, et en comparant leur ensemble avec le ciel du moment, retrouver la date précise de l’événement céleste ainsi que celui de la gravure. Il s'agit de l'éclipse annulaire de soleil, du 10 octobre - 1718 (année historique) au moment du lever du soleil. Éclipse de première importance puisqu'elle avait lieu le premier matin de l'automne.
Nos Conclusions Actuelles Les roches mettent en scène des ensembles de gravures dont l’organisation et les formes permettent, à tout observateur du ciel, de reconnaître aisément la reproduction d’ensembles de constellations. Parmi ces gravures : De nombreux poignards symbolisant le soleil (Marcel Detienne « Apollon le couteau à la main » ) pointent les directions de l’horizon , indiquant les positions du soleil lors des levers et couchers solaires du solstice d’été et des équinoxes aussi bien sur le site qu’au niveau de la mer. Ainsi, sont mis en scène des phénomènes solaires permettant de cerner les dates clefs du calcul du temps. Ces phénomènes ont indiqué au cours des siècles écoulés, et encore actuellement, l’espace temps social et religieux de presque toutes les civilisations du monde. En tenant compte de la précession des équinoxes, les structures se mettent parfaitement en place avec le ciel de l’époque. Les mesures horizontales (azimuts et hauteurs) des corps célestes influencés par la précession concordent avec les gravures immuables. Les rapports entre les repères gravés dans la pierre et les schèmes célestes restent les mêmes. Les périodes concernées sont toujours solsticiales d’été ou équinoxiales d’automne (ou bien juste l’intermédiaire comme pour la culture mégalithique). Les directions pointées par les azimuts de l’axe des gravures se rapportent à ces périodes et sont en concordance avec les levers, culminations, et couchers des deux luminaires sur le site. La pointe du poignard, indique le point du ciel qu’il faut observer pour y voir un événement céleste. L’azimut et la hauteur visés permettront à celui qui connaît le ciel, d’en déterminer la date et l’heure. Le relief étant très accidenté, l’altitude différente pour chaque roche, ces mesures semblent toutes différentes à un profane en astrométrie. Les corniformes : Des milliers de corniformes, représentation classique de l’astre lunaire, permettent de retrouver ses phases et ses différentes positions lors des levers, culminations, et couchers solsticiaux et équinoxiaux. Elle est parfois représentée pleine, à l’intérieur ou proche d’une gravure copiant la silhouette d’une constellation zodiacale. D’autres pétroglyphes permettent par leur forme et leur organisation de replacer les autres constellations alentour. Les mesures azimutales, la reconnaissance des constellations permettent parfois de dater la roche aussi précisément qu’une carte du ciel moderne. (roche de la rouelle).
Cet observatoire, adapté à la technique de la période néolithique, est le précurseur de l’observatoire moderne, qui utilise un seul instrument d’observation pouvant se diriger dans toutes les directions du ciel pour fixer tous les points permettant de calculer et de positionner le temps.
L’organisation, l’emplacement et la forme des roches, font envisager l’utilisation de celles ci comme « outils d’observations et de mesures » de la terre et du ciel. La silhouette de la roche est souvent en « homothétie » avec celle du relief permettant à l’astre solaire ou lunaire de l’illuminer en lumière rasante lors de son apparition ou de sa disparition.
On comprend finalement le site comme un vaste observatoire archaïque. Le choix des roches, leur pendage, leur orientation, sont des centaines d’instruments d’observations et de mesures positionnés dans les directions du ciel où se trouvent les coordonnées et les astres permettant de calculer le temps. Là où se trouve une roche abondamment gravée, se trouve un point d’observation important.
Pourquoi choisir ce site de 14 km 2 pour y graver à ciel ouvert entre 1700 et 2600 mètres d’altitude environ, 137 000 gravures dispersées sur 3700 roches ?
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